Chaire de recherche de l'Université en évolution expérimentale
Rees Kassen
Département de biologie
Portée de la recherche
Comprendre l’évolution de la biodiversité ou, en d’autres mots, répondre aux éternelles questions : « Pourquoi y a-t-il tant d’espèces dans le monde? » et « L’évolution est-elle prévisible? » Le professeur Kassen étudie le processus évolutif en temps réel en utilisant des systèmes modèles solubles par expérimentation, comme des bactéries, des algues et des champignons. Ces organismes, qui se caractérisent par leurs générations rapprochées et leurs populations nombreuses, se prêtent bien à l’étude du processus évolutif en laboratoire. Le professeur Kassen s’emploie à élaborer une théorie générale fonctionnelle de l’adaptation. Ce faisant, il espère créer un modèle simple qui engloberait la majorité de l’information évolutive nécessaire pour prédire les premières étapes de l’évolution adaptative.
Pertinence de la recherche
Combler l’écart entre la théorie et les expériences liées à la diversité biologique et, par le fait même, apporter d’importantes contributions aux domaines de la génétique moléculaire, de la génétique des populations, de l’écologie et de l’évolution. Les travaux du professeur Kassen pourraient faire la lumière sur certaines des grandes énigmes de l’heure en matière de santé.
Une nouvelle interprétation de l’origine des espèces
Les facteurs responsables de la diversité des structures dans la nature fascinent les biologistes et les philosophes depuis des siècles. Depuis l’époque de Darwin, la biologie évolutive repose en grande partie sur une théorie de l’origine et de l’évolution de la diversité et très peu sur des preuves expérimentales pouvant justifier cette théorie. En découvrant ce qui favorise l’épanouissement d’une espèce, cette recherche pourrait contribuer à la lutte contre l’émergence de nouvelles maladies infectieuses, comme le SRAS et le virus du Nil occidental, et contre l’incidence croissante de pathogènes multi-résistants aux antibiotiques, connus sous le nom de superbactéries. Ces travaux pourraient également servir à élaborer des stratégies en vue de maintenir la biodiversité dans nos zones naturelles.
Bien qu’il ait entamé sa carrière il y a moins de dix ans, le professeur Rees Kassen n’a pas tardé à se forger une réputation internationale. Au grand étonnement de collègues plus établis, quatre de ses articles ont déjà été publiés dans la revue la plus prestigieuse du domaine, Nature. Depuis son arrivée à l’Université d’Ottawa, il a mis sur pied un important programme indépendant de recherche et a obtenu plus de 500 000 $ de subventions de recherche. Par ailleurs, il s’est illustré dans la conception et la conduite d’expériences microbiennes afin de vérifier des théories dans les domaines de l’écologie et de l’évolution. Le professeur Kassen trouve quand même le temps de siéger à divers comités à l’Université et dans la communauté. Son travail a également reçu beaucoup d’attention de la part des médias, en plus d’être cité dans les médias à grande diffusion, notamment à la radio de la CBC, dans le Toronto Star et dans des quotidiens danois, ainsi que dans une émission balado pour l’American Society of Microbiologists.
Récompenses et réalisations
• Dr Michael Smith Promising Young Scientist Award, de l’Ottawa Life Sciences Council, 2006
• Bourse de nouveau chercheur, 2006
• Elizabeth Wordsworth Research Fellow, St. Hugh’s College, Oxford, 2003
• Prix postdoctoral Howard-Alper du CRSNG, 2002
• Médaille d’or du Gouverneur général, 2001
Tél. bureau : 613-562-5800 poste 6978
Courriel : rees.kassen@uOttawa.ca
Site Web : http://www.biology.uottawa.ca/details.php?lang=fra&id=17

